Le 18/07/08, Saverne

Publié le par Le 3ème nain

Pas possible!

Pour la première fois, et d'ailleurs la dernière, je me suis fait griller au départ! Mon infatiguable couple néerlandais est reparti avant moi ce matin! Pffffff.... Mais à quoi ils tournent?

Je dormirais ce soir en Alsace. L'Alsace, voilà une région qui évoque pour moi bien des choses. Des amis, le boulot, des bons souvenirs, des moins bons. Des visages, et la vrai raison de ce voyage. Faire le point, calmement, sereinement. Sur tout ce qui s'est passé dans ma petite vie depuis un an, prendre le temps de réfléchir, seul sur ma route, avec le seul bruit de mon vélo.

Et sous la pluie!

Ma réflexion me mène sur la route de Sarrebourg dans un premier temps. Ca monte un petit peu, je suis au milieu de champs. J'aurais du être à Strasbourg hier. Ca fera deux jours de retard, ca risque de se payer cher. Mon genou est toujours là, je le sens bien! Et cette hauteur de selle qui me taraude. Et si je me trompais?

Perdu dans mes pensées, entre mes souvenirs et la hauteur de ma selle, je rate la boulangerie. Et comme il n'y en pas des masses, plutôt que de devoir affronter une fringale, je me prépare des pâtes (encore! Oh ça va hein!). Deux fillettes à cheval regardent ce drôle d'hurluberlu avec son vélo chargé, ses chaussettes et son slip qui sèchent tant bien que mal entre deux averses, et sa platée de nouilles à 10h30 du matin.

L'après-midi sera plus intéressant. Je rejoins le canal de la Marne au Rhin, et ça commence à être le bonheur. Je suis ce canal au milieu des bois, ne le quitte que lorsqu'il s'enfonce sous la roche pour passer par dessus. Magnifique! Je passe Arzviller, ça commence à sentir bon l'Alsace! Je rate néanmoins le plan incliné à côté de Garrebourg (là je m'en veux), et continue. Je suis à présent vraiment le canal, sur le chemin de halage transformé en piste cyclabe. Longue pose à Lutzelbourg, c'est joli, je fais le plein à l'épicerie du village. Je croise pas mal de cyclistes allemands, la frontière c'est pour bientôt!

Et me voici en Alsace!
J'apprendrais plus tard que beaucoup de mes collègues pensaient que je m'arrêterait là. Et moi aussi d'ailleurs, après l'accident. Heureusement, l'aventure allait continuer.

A Saverne, me voici devant l'office du tourisme. Une femme m'aborde : "Deutsch?" me dit-elle, et moi de répondre "Non, français!" Ca promet si je réponds en français aux questions en Allemand. Ravie, elle m'interroge sur mon périple. Elle souhaite se mettre au cyclotourisme, elle a plein de questions:
 "Mais c'est pas trop dur?"
"Et les montées?"
"Quel type de vélo?"
"Quel prix?"
"Qu'emportez dans les sacoches?"
etc. C'est plaisant, j'essaye de lui démontrer qu'il n'y a rien de compliqué. Un peu d'imagination, un rien de motivation, un soupçon de bonnes informations pour le matériel et c'est parti

Me rappelle les questions sur certains forums, tiens... Du coup, échange de bons procédés, je me renseigne auprès d'elle pour un camping. Ce qu'elle fait de bonne grâce. En montant au dit-camping, je peste contre les montées, la dernière étant rarement la plus facile. Deux piétons vont dans la même direction que moi, j'identifie sans peine les sacs sous leur bras, le même est accroché au cintre de mon vélo. Je suis dans la bonne direction!

J'arrive au camping, je rencontre là un hollandais, allant sur la soixantaine. Il vient de Hollande, fait une boucle dans le nord puis rentre. Comme nous allons dans des directions opposées, chacun d'entre nous des informations à donner à l'autre, c'est sympa.

Demain je serais à Strasbourg!

Publié dans France

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anonyme 13/08/2008 23:11

"seul sur ma route, avec le seul bruit de mon vélo qui avance sur la route."
Tu partais à pieds avec des chaussures de golf, c'était une jolie musique aussi

Le 3ème nain 14/08/2008 16:01



Bof...