Le 21/07/08, Neckargesunhald (près de Heidelberg)

Publié le par Le 3ème nain

Relisant mon journal avant d'écrire l'article sur cette étape, je m'aperçois que j'ai écrit bien peu de chose ce jour là. L'explication viendra.

Ce matin-là, je repars donc de Karlsruhe de bonne heure. J'ai nettoyé un peu ma transmission, un peu encrassée après ces 700 km de pédalage. Ca roule bien, je serais à Heidelberg ce soir! Après quelques kilomètres, déjà perdu (on ne se moque pas!), je demande mon chemin à un passant. Pas de chance, il ne parle pas anglais. Allons-y pour l'allemand! C'est laborieux! "Ich mochte... zum Heidelberg... gehen"... Blablabla. D'ailleurs, y a pas une histoire de locatif et de directif avec le zum? J'y pense après, ce serait plutôt zur ou quelque chose du genre. Je réapprends le sens du mot rechts (je réapprendrais links un peu plus tard, le même jour). Bon j'arrive à me faire comprendre et à le comprendre, je trouve mon chemin, ouf...

Pour me reperdre un peu plus tard! Avec ma carte au  1/400000, je n'ai pas tous les villages. Pas toujours évident donc de suivre de proche en proche une direction. Et puis, je n'ai pas encore intégré la règle d'or: en Allemagne, lorsqu'on suit une direction, si on ne voit plus de panneau, cela veut dire qu'il faut aller tout droit! Ce n'est pas comme en France où il y a toujours des panneaux partout. Du coup, un sympathique cycliste me remet sur le droit chemin en m'accompagnant un bout pour m'indiquer la route(Enfin, comme je n'ai toujours pas intégré la fameuse règle d'or, je me reperdrais encore une troisième fois, mais chut).

Et j'arrive en début d'après-midi à Heidelberg:
Il commence à faire sérieusement moche, j'ai même droit à un épisode pluvieux. Le KWay est sorti, prêt à servir. Je bénis Ortlieb et ses sacoches étanches (Merci Rando-boutique!). Pas grave, je chante à tue-tête "J'irais au bout de mes rêves, pam pam, padam, Jirais au bout de mes rêves, où la raison s'achève, tout au bout de mes rêves"...

Je cherche le chateau partout. Je veux revoir le chateau, que j'avais découvert à 15 ans lors du classique échange de correspondants. J'avais adoré cette pierre rouge, ces ruines si bien mises en valeur par leur écrin de verdure. Ca a l'air simple en apparence. Mais comment dit-on un chateau en allemand, hein?

Je finis par le trouver, j'apprends (je réapprends) le terme de Schloss (si je me souviens bien, Anonyme corrige-moi si je me trompe), je monte au chateau, à vélo. Ah mais! Dire que ce sont les troupes françaises qui détruisirent cette merveille... Je mittraille, les photos sont visibles dans la partie album du blog.

Une petite pour la route:Je passe mon après-midi à Heidelberg. Je me rends compte alors que depuis ce matin, mon genou me fiche la paix. Tiens? Serais-ce mon nouveau réglage de selle?

Je repars, passe un premier camping, celui de Heidelberg. J'ai en mémoire les 14 euros de la veille, aussi je décide de m'éloigner un peu de ce site touristique. D'après ma carte il y a un autre camping un peu plus loin, peut être sera t-il moins cher? Effectivement, à Neckargesunhald, je ne payerais (que!) 11 euros. Cette fois-ci par contre, la douche est payante! Et oui. Et ce ne sera pas la dernière fois. Pour éviter le gaspillage, il faut payer (50 centimes), on obtient alors un jeton, qu'on insert, et c'est parti pour 5 min. Ca évite de rester des heures sous la douche, je trouve ça bien (pour une personne seule).

La soirée est courte. Il commence à pleuvoir sérieusement, je ne profiterais pas ce soir de la proximité du Neckar ( Le camping est sur ses bords). Et comme je n'ai toujours pas ma frontale, le récit de la journée est court au cahier de bord. Tant pis, au sac!

Publié dans Allemagne

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