Le 23/07/08, Steinbach

Publié le par Le 3ème nain

Aujourd’hui, les choses vont commencer à se corser un peu. L’Allemagne n’est pas plate, et moi qui pour l’instant n‘ai fait que la plaine du Rhin et suivre le Neckar, je vais l’apprendre à mes dépends.

 

Premier problème de la journée : continuer ou pas sur le PanEuropa Radweg ? Je n’ai pas envie d’aller à Stuttgart, c’est au sud par rapport à ma position. Tant pis, advienne que pourra, cet itinéraire m’a mené jusque là, je vais lui être fidèle. Je reprends donc ma route, sans trop savoir où je vais atterrir.

 

Repartant de Neckarsulm, l’itinéraire me fait passer par le centre-ville de Heilbronn.
Et encore une rencontre sympathique ! Un cycliste s’arrête alors que je vérifie ma route, s’enquiert de mon projet, et me propose de m’accompagner à travers le centre-ville. Allons-y, c’est parti pour une visite guidée de Heilbronn. Heilbronn qui fut complètement rasée par les Anglais pendant la deuxième guerre mondiale, là où à la place d’une ville florissante ne resta qu’un tas de ruines fumantes. Heilbronn, reconstruite, mais où de nombreux lieux rappellent ce massacre. La place de l’hôtel de ville, qui avait disparu, reconstruite. La cathédrale, qui devait subir le même sort. Une plaque à la mémoire de ce jour noir.

 

Et mon guide, grand, sec, debout devant cette plaque, vieux monsieur qui a du naitre juste après la guerre. Il a du voir ces ruines, entendre ses parents raconter cette histoire. J’ai moi-même fait mes études à St Nazaire, qui a subi le même sort, et je viens de passer une semaine dans les champs de batailles de la 1ère guerre mondiale. Comme une brusque plongée dans la mémoire du siècle dernier et de ses heures noires. Je me souviendrais longtemps de ces mots : « the nonsense of war » prononcé par mon guide d’une voix grave devant le monument aux morts.

 

Nous nous quittons à la sortie de Heilbronn, non sans remerciements appuyés de ma part, je continue vers l’Est. Mon guide du jour m’a bien confirmé que le PanEuropa Radweg m’enmènerait jusqu’à Prague, alors allons-y !

 

Et là, ça commence à grimper… Mais ce ne sont que des collines abruptes, et sur chacune d’elles un château. L’une d’elle m’a particulièrement frappée : je la vois arriver de loin, plantée au milieu d’une plaine. Plus je m’approche, et plus il semble qu’il y a un chateau là-haut… Zut, il va falloir la conquérir ! Mais la route semble s’écarter et contourner l’obstacle… pour finalement l’attaquer frontalemment sur un autre versant… Enfer et damnation ! Surtout qu’à la fin ça ne passe plus, et vaincu, je pose pied à terre.

 

En même temps, le jeu et surtout la vue en vallent la chandelle !

 

Traversant la fôret, je bascule soudain en descente. Et ça dure, ça dure. Tout le dénivellé gagné aujourd’hui fond en une demi-heure… pour finalement déboucher sur Schwabisch Hall. Qui connait en France cette ville ? Et pourtant quelle merveille. Cachée au fond d’un défilé, dans lequelle serpente une rivière, la ville s’étend sur les deux versants. Des colombages partout ! Et au loin, cette extraordinaire église cernée de remparts… Et le camping qui s’étend au pied de la colline sur laquelle est bâti ce que j’apprends être un ancien monastère, le monastère du Grosscomburg. Je file d’ailleurs le visiter une fois installé. Quelle merveille avec tous ses remparts intacts !

 

Pour une fois d’ailleurs, signe de l’intérêt, je n’irais pas me coucher avant le soleil…

 

Publié dans Allemagne

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

anonyme 24/08/2008 20:42

je ne conviens de rien du tout!
Tu défends les paroles de ce type qui considère que la guerre n'a pas de sens en regardant une plaque commémorative de la Deuxième Guerre Mondiale au lieu de constater que cette Guerre a permis de stopper la plus importante campagne d'extermination humaine à échelle industrielle de l'Histoire...
Après si tu préfères je peux aussi te donner des arguments à placer à ta Fräulein : Kinder, Küche, Kirche...

anonyme 24/08/2008 12:21

Tu as raison il n'y avait aucune raison de faire cette guerre :tu dois faire partie de ces gens qui ne croient pas à l'existence des camps de travail et d'extermination, ou qui pensent que l'avenir est à l'épuration du genre humain...
L'Histoire est prête à se répéter avec de telles pensées, n'aurions-nous rien appris? Si tout le monde est de ton avis, alors oui, les gars sont morts pour rien et c'est un non-sens.
La guerre ne doit pas être une fin en soi, mais il est des guerres qu'on ne peut refuser, le pacifisme aveugle et forcené est bien plus destructeur.

Le 3ème nain 24/08/2008 16:31



Ah voilà, c'est plus clair comme ça. Tu conviendras néanmoins que ton premier commentaire prêtait à confusion.




anonyme 22/08/2008 17:36

"the nonsense of war"... il n'y a sans doute qu'un allemand pour dire ça en pensant à la Deuxième Guerre Mondiale... et encore, sans doute pas un fils de résistant.

Le 3ème nain 24/08/2008 11:21



Ah?
Alors je dois être Allemand.